sélections EOPAN

sélections EOPAN

Parcours de présélections EOPAN

Dépôt de candidature

Le parcours de sélection commence par la prise de contact avec un CIRFA Marine. Le choix du CIRFA n’est pas très important car il joue plus un rôle d’intermédiaire qu’un rôle de sélection à proprement parler. Il est donc conseillé de simplement choisir le plus proche de chez vous. Vous pouvez simplement trouver le CIRFA le plus proche de chez vous à partir du site de recrutement de la Marine Nationale.

Une fois que vous aurez récupéré le dossier de candidature EOPAN, vous devrez réunir tous les papiers administratifs demandés et rédiger un CV et une lettre de motivation. Ce sont deux éléments majeurs de votre dossier sur lesquels il vaut le coup de s’attarder. Durant les présélections, avant chacun de vos entretiens, votre CV et votre lettre de motivation seront lus attentivement et ils serviront alors de base pour choisir les questions qui vous seront posées.

Entretien de motivation

Environ deux semaines après avoir déposé votre dossier, vous serez convoqués afin de passer un premier entretien de motivation avec votre conseiller, dans votre CIRFA. Cet entretien est une formalité pour les candidats motivés et est plus là pour éliminer les candidats qui ne connaissent rien au métier de pilote de l’aéronavale mais qui ont vu Top Gun et qui veulent devenir comme Maverick. Cet entretien étant facile, le mieux est de le voir comme un entraînement et se préparer à fond. Cet entretien portera principalement sur:

  • Votre passé et ce qui vous à amené à candidater au cursus EOPAN
  • Vos motivations, pour le monde militaire, la marine et l’aéronautique
  • Vos connaissance au sujet de la marine en générale
  • Vos connaissance au sujet de la sélection et de la formation des EOPAN

Votre conseiller CIRFA ne sera pas forcément spécialisé dans l’aéronavale, il y a même peu de chance que ce soit le cas. Par contre il aura sûrement beaucoup de connaissance au sujet de la Marine en générale, soyez donc préparé à des questions d’ordre générale sur le fait militaire et l’actualité de la Marine Nationale.

N’hésitez pas à demander un débriefing à votre conseiller directement après l’entretien, il voit énormément de candidats et pourra sûrement vous donner des conseils intéressants.

Oral d’anglais

Vous êtes recontacté entre 1 et 2 mois plus tard afin de passer l’entretien d’anglais ou alors directement le SLPA si vous avez un relevé de note du TOEIC supérieur à 785 dans votre dossier.

Oral d’anglais

Étape importante du parcours EOPAN, l’oral d’anglais est la pour juger de votre capacité à utiliser l’anglais au quotidien dans votre futur métier mais aussi à valider vos connaissances en vue d’une potentielle formation aux États-Unis.

Service Local de Psychologie Appliquée

 

Environ 1 mois et demi après votre entretien d’anglais, vous êtes convoqués au SLPA afin de passer les tests de personnalité, le test de culture aéronautique et votre premier entretien avec un psychologue.

 

Lors de votre arrivée au SLPA, la première étape sera le remplissage d’une fiche de personnalité et de motivation. Cette fiche peut varier légèrement en fonction du SLPA où vous êtes convoqué mais elle a toujours le même objectif, qui est de préparer l’entretien psychologique. Cette fiche comporte des questions au sujet de:

 

  • Votre parcours scolaire
  • Votre parcours professionnel (si vous en avez un)
  • Votre parcours militaire (Si vous en avez un)
  • Vos centre d’intérêts
  • Votre situation familiale
  • Votre traits de caractères

 

Vos réponses ne seront pas incluses dans votre dossier, cette fiche ne servira qu’à cet entretien psychologique.

 

Une fois cette fiche remplie, vous passez aux tests de personnalités qui se font sur ordinateur. Ce sont deux tests appelés ESCAPE et OCEAN dans lesquels des affirmations vous seront proposées et vous devrez noter sur une échelle de 1 à 5 à quel point l’affirmation vous correspond. Ces affirmations sont du type:

 

  • Ont dit que je m’énerve facilement.
  • J’aime que les choses soient bien rangées.
  • Mes amis disent qu’ils peuvent compter sur moi.
  • Je suis quelqu’un de dominant.

 

Ces tests sont constitués d’une petite centaine de questions et il faut y répondre rapidement sans trop se poser de questions mais ce n’est pas chronométré. Il faut répondre honnêtement mais ne vous tirez pas non plus une balle dans le pied en disant que vous êtes tout le temps en retard ou que vous vous énervez pour un oui ou pour un non.

 

Test de culture aéronautique

Test souvent bien réussi par les candidats EOPAN, il a pour objectif de juger votre motivation au travers d’un QCM de culture aéronautique militaire et civile.

w

Entretien psychologique

Premier passage devant un psychologue du parcours de présélection EOPAN, l’entretien d’une heure environ tourne principalement autour de vos motivations et de vos connaissances au sujet du parcours EOPAN.

Commission

Environ deux mois après votre passage au SLPA, vous êtes convoqué pour passer en commission, ces commissions ont lieu le jeudi matin et vous serez en face de 2 pilotes, un prof d’anglais et un psychologue.

Passage devant la commission

Moment décisif des présélections, c’est la seule fois où vous aurez l’occasion de parler au pacha (commandant) de l’EIP qui aura la responsabilité de prendre la décision finale concernant votre dossier.

Toulon

Environ 1 mois et demi après votre passage au SLPA, vous êtes convoqués pour passer la semaine de sélection à Toulon. Cette semaine est répartie sur trois jours de tests qui peuvent être, soit consécutifs, soit étalés sur la semaine en fonction des disponibilités des différents évaluateurs.

Une journée est réservée aux tests d’aptitude médicale, une autre aux tests psychotechniques et au SEPIA et la troisième est réservée pour l’entretien psychologique final.

CEMPN (Centre d’Expertise Médicale du Personel Naviguant)

La visite médicale au CEMPN a pour objectif de valider votre aptitude à devenir pilote, elle comporte tous les tests de la visite médicale de classe 1 classique avec en plus des exigences spécifiques au fait d’être pilote militaire.

SEPIA

Simulateur de la sélection EOPAN, il reproduit un cockpit d’avion sans vision extérieure. Le pilotage se fait aux instruments et l’objectif est de mesurer la qualité du pilotage ainsi que la capacité de dissociation d’attention du candidat.

l

Tests psychotechniques

Les tests psychotechniques sont les seuls tests des présélections ayant pour objectifs de mesurer les capacités cognitives du candidat. Ils sont également là pour vérifier la capacité du candidat à se repérer dans l’espace.

Entretien psychologique final

L’entretien psychologique de Toulon conclut la phase de présélection. Il retrace les différentes étapes et s’attarde sur les points de doutes de votre dossier. Cet entretien est très différent d’un candidat à l’autre.

Commission finale

Entre 3 et 4 commissions finales ont lieu chaque année. Elles déterminent votre intégration ou non à une promotion pour la sélection en vol. Ces commissions ont lieu tous les 3 mois et demi environ. En tant que candidat vous n’avez rien à faire lors de cette étape. C’est simplement une réunion en interne où chaque dossier ayant passé la dernière semaine de présélection à Toulon est examiné, et les 15 meilleurs dossiers sont alors retenus pour intégrer la promotion de sélection en vol qui commencera alors 2 à 3 semaines après la commission.

Sélections en vol

Formation Initiale Officier (FIO)

La FIO vise principalement à inculquer une connaissance de la Marine et des institutions françaises aux futurs officiers. Pour la marine, il est impératif que chaque officier comprenne  les rouages de l’institution, ainsi que le rôle central de la Marine dans la défense et la projection de la puissance française à travers le monde.

Parallèlement à cette immersion institutionnelle, les élèves sont également formés aux connaissances militaires de base tels que la marche au pas et le tir. En qualité d’officier, ils apprennent à commander et endosser des responsabilités.

Une sortie terrain est également organisée afin de renforcer la résilience des élèves. Cette expérience vise à aguerrir les élèves, les confrontant à des situations concrètes et exigeantes, tout en renforçant l’esprit de corps.

Travail au sol

 

Les EOPAN consacrent la majeure partie de leurs journées au travail au sol qui s’articule autour de quatre principaux domaines :

La maîtrise des procédures de l’EIP 50s. Cela débute avec l’apprentissage des checklists qui doivent être parfaitement maîtrisés par les élèves. Ces checklists seront récitées de mémoire une fois dans l’avion alors que la pression du vol accentuera la difficulté. Ensuite, il y a l’étude du MTA (Manuel de travail aérien). Ce manuel est crucial car il détaille toutes les procédures à suivre en vol. Il sert de guide pour les opérations standards, mais également pour les situations d’urgence, assurant ainsi que les élèves puissent agir face à diverses situations.

 

La mécanisation des vols. Cette phase de la formation s’effectue au sol en amphi cabine et au simulateur. L’objectif principal est d’immerger les élèves dans un environnement qui imite le vol réel. La mécanisation permet aux élèves d’acquérir des réflexes moteurs essentiels pour piloter de manière fluide et sécurisée. Ils apprendront à anticiper les commandes, à comprendre les séquences opérationnelles et à savoir précisément où porter leur regard pendant le vol, assurant ainsi une meilleure gestion des ressources du cockpit.

 

Le sport, pratiqué quotidiennement. Une excellente condition physique est fondamentale pour conserver sa lucidité lors des manœuvres de voltige enseignées à l’EIP.

 

L’anglais. Il est testé à travers un examen TOEIC durant la sélection. Chaque EOPAN doit atteindre un score minimum de 785 pour garantir une communication efficace dans l’environnement international des opérations militaires.

Vols de sélection

A l’EIP 50S, toute la sélection des futurs pilotes est tournée autour des vols qui sont effectués sur CAP 10. Ce petit avion de voltige a l’avantage d’avoir deux places côte à côte ce qui permet à l’instructeur de voir tout ce que fait l’élève.

Le programme est constitué de 15 vols distincts, numérotés de S0 à S14. Chaque vol est conçu pour tester divers aspects du pilotage et de la prise de décision en conditions réelles. Les instructeurs évaluent la capacité des candidats à restituer les connaissances théoriques acquises au sol et à reproduire les exercices qui leurs ont été montrés lors des vols précédents.

Entre les vols S4 et S5, un vol de contrôle spécial appelé « Pilbase » est programmé. Ce vol est crucial car il sert à évaluer les compétences et les connaissances acquises jusqu’à ce point et à vérifier que le candidat est bien en contrôle de son avion et de tous les aspects du vol standard.

Lors des vols de sélection à l’EIP 50S, le moniteur commence par montrer de nouveaux exercices qui vont des manœuvres de base au début de la sélection jusqu’à des figures de voltige en fin de sélection.

Après la démonstration, l’élève est alors chargé de reproduire les exercices pour montrer qu’il les a bien compris la manœuvre en question et qu’il est maintenant capable de l’effectuer.

Tout au long du vol, l’élève doit également restituer les exercices appris lors des vols précédents, démontrant ainsi une courbe d’apprentissage ascendante et la capacité de consolider ses compétences sur une période prolongée.

Système de notation

A l’EIP 50S, le système de notation des élèves pilotes est conçu pour être rapidement compréhensible tout en fournissant des informations précises sur la performance. Ce système utilise un code couleur pour évaluer chaque vol et chaque sous partie du vol ce qui permet de voir la performance d’un élève en un seul coup d’œil.

En plus du système de notation par code couleur, il existe une mesure supplémentaire pour aborder des problèmes spécifiquement liés à la sécurité : la rédaction de fiches d’observation. Si un élève pilote commet une faute qui pose un risque pour la sécurité du vol, qu’elle soit mineure ou majeure, une fiche d’observation est rédigée par l’instructeur et lorsqu’un élève cumule 3 fiches d’observations il est envoyé en conseil d’instruction.

Un élève peut être convoqué en conseil d’instruction pour deux raisons: 

  • Soit en raison de ses résultats insuffisants en vol, reflétés par un nombre significatif de notes jaunes ou rouges.
  • Soit parce qu’il a accumulé trois fiches d’observation liées à des incidents de sécurité.

Lors de cette réunion, les instructeurs exposent en détail ce qui est reproché à l’élève pilote. Ce dernier a ensuite l’opportunité de présenter sa défense et de convaincre le conseil qu’il a bien compris les problèmes soulevés et qu’il est capable de progresser afin de réussir la sélection en vol.

Différenciation entre les 3 filières

L’orientation des élèves pilotes dans l’une des trois spécialités — Chasse, Hélicoptères ou Patrouille maritime — est un processus multi-facteurs qui prend tout d’abord en compte les besoins de la Marine Nationale qui sont évalués pour déterminer le nombre de places disponibles.

Ensuite, les élèves sont invités à exprimer leurs préférences de spécialité dans leurs « désidérata« , qui sont pris en compte lors dans le processus de sélection.

Cependant, si trop d’élèves expriment un intérêt pour la même spécialité et que celle-ci ne peut pas accueillir tout le monde en raison des besoins prédéterminés, alors les notes obtenues lors de la sélection en vol servent à départager les candidats.

À la fin de la phase de sélection en vol, la promotion des élèves pilotes est divisée en deux groupes distincts, en fonction de leur orientation future. Le premier groupe est envoyé à Salon de Provence pour suivre le cursus avion, qui englobe les élèves orientés vers les spécialités de chasse et de patrouille maritime. Le second groupe, quant à lui, se dirige vers Dax pour y suivre le cursus hélicoptère.

Les 3 filières (Chasse / Hélicoptère / Patmar)

Chasse

Le rôle des pilotes de chasse

Les pilotes de chasse de l’aéronavale incarnent une dimension spécifique de la puissance militaire française. Leur rôle est intrinsèquement guerrier, centré sur le combat aérien et la projection de puissance.

Spécialement formés pour opérer à partir du porte-avions Charles de Gaulle, ces pilotes subissent un entraînement rigoureux qui les prépare aux défis uniques de l’atterrissage et du décollage sur une piste en mouvement, souvent dans des conditions météorologiques difficiles.

Contrairement à d’autres branches de l’aviation militaire, leur mission est résolument tournée vers l’extérieur; ils sont le fer de lance de la capacité de la France à exercer son influence bien au-delà de ses frontières maritimes. Par leur expertise et leur engagement, ils jouent un rôle crucial dans la défense des intérêts nationaux en haute mer et à l’étranger.

Base d’affectation

Les pilotes de chasse sont regroupés en trois flottille distinctes qui sont la 11F, la 12F et la 17F. Ces flottilles sont toutes les trois basées à Landivisiau, en Bretagne.

Les appareils utilisés et leurs missions

La chasse embarquée n’utilise que des Rafales Marine qui sont capables d’effectuer toutes leurs missions à partir du porte-avions Charles de Gaulle.

Supériorité aérienne: Les avions de chasse assurent la maîtrise de l’espace aérien au-dessus d’une zone d’opérations. Cela permet aux forces au sol et à la flotte de fonctionner plus efficacement, protégées contre les menaces aériennes adverses.

Appui aérien rapproché: Les Rafales peuvent soutenir les opérations au sol, que ce soit des troupes françaises prisent en embuscade ou des forces alliées. Ils peuvent fournir des frappes précises pour neutraliser des menaces ou aider à prendre des objectifs.

Reconnaissance et surveillance: Les Rafales sont équipés de capteurs avancés qui leur permettent de recueillir des informations précieuses sur les mouvements et les positions ennemies. Ceci est crucial pour la prise de décision tactique et stratégique.

Déni d’accès / Interdiction de zone: Les avions de chasse peuvent établir une zone d’exclusion aérienne, empêchant efficacement l’adversaire d’utiliser son propre pouvoir aérien dans une région donnée.

Attaque de surface: Les Rafales sont équipés de missiles anti-navires pour engager des cibles de surface, telles que des navires ennemis dans le cadre de guerre navale.

Dissuasion nucléaire: les Rafales embarqués sur le porte-avions Charles de Gaulle ont également le potentiel d’être armée d’une tête nucléaire et font donc partie du système de dissuasion nucléaire français.

Hélicoptère

Le rôle des pilotes d’hélicoptère

Les pilotes d’hélicoptère de l’aéronavale jouent un rôle crucial dans l’efficacité et la polyvalence des navires sur lesquels ils embarquent. Ces hélicoptères apportent une large gamme de capacités qui s’étendent bien au-delà du navire lui-même.

Le rôle et les missions attribués à chaque pilote sont liés au type d’hélicoptère sur lequel il opère. Par exemple, un pilote de Panther va pouvoir effectuer des missions de lutte contre les trafic de drogue la ou un pilote de Dauphin va plutôt faire des missions de Search and Rescue.

Ces spécialisations rendent les possibilités extrêmement variées et permettent aux pilotes d’expérimenter différents types de missions au long de leur carrière.

 

Bases d’affectation

Les hélicoptères de l’Aéronavale sont principalement basés sur deux BAN : la base de Lanvéoc-Poulmic en Bretagne et la base de Hyères sur la Côte d’Azur.

Ces bases servent de centres d’opérations pour une variété de missions, allant de la lutte anti-sous-marine au sauvetage en mer. En plus de ces bases principales, l’Aéronavale dispose également de nombreux détachements répartis dans diverses régions et territoires. On en trouve à Cherbourg en Normandie, au Touquet dans le Nord, et à La Rochelle sur la côte Atlantique.

De plus, afin de maintenir une présence globale, des unités sont stationnées outre-mer en  Nouvelle-Calédonie, La Réunion, les Antilles et la Polynésie française. Ces bases et détachements permettent à l’Aéronavale d’avoir des appareils à disposition dans toutes les régions du globe.

Les appareils utilisés et leurs missions

L’Aéronavale dispose d’une flotte diversifiée d’hélicoptères adaptés à une multitude de missions, allant de la lutte contre les trafics à la recherche et sauvetage, en passant par la lutte anti-sous-marine.

Quatre types d’hélicoptères se distinguent :

le Caïman Marine, un appareil polyvalent spécialisé dans la lutte anti-sous-marine et les opérations de sauvetage.

le Dauphin N3, souvent utilisé pour des missions de recherche et sauvetage, ainsi que pour des tâches de patrouille maritime.

le Panther, un hélicoptère léger et agile, idéal pour les opérations spéciales et les missions de surveillance

Le H160, une nouvelle addition à la flotte, qui est conçu pour être extrêmement polyvalent et adapté à une variété de rôles opérationnels.

Chacun de ces hélicoptères apporte ses propres capacités et avantages, permettant à l’Aéronavale de maintenir une présence efficace et polyvalente sur de nombreux théâtres d’opérations.

Patrouille Maritime

Le rôle des pilotes de patrouille maritime

Les pilotes de patrouille maritime jouent un rôle important dans la défense et la surveillance des espaces maritimes français, exécutant des missions pour assurer la souveraineté nationale.

Ils sont également engagés dans des opérations internationales, participant aux missions de reconnaissance, de surveillance, de lutte anti-sous-marine et parfois de sauvetage en haute mer dans le cadre de collaborations multilatérales.

Contrairement aux pilotes d’hélicoptères et de chasse de l’aéronavale, les pilotes de patrouille maritime n’embarquent pas sur les navires de la Marine Nationale mais opèrent à partir de bases aériennes.

Les pilotes de Patrouille Maritime sont à la tête d’un équipage important, ce qui rend la capacité de travail en équipe indispensable pour le succès des missions.

Bases d’affectation

Les pilotes de patrouille maritime de l’aéronavale française sont majoritairement basés sur la Base Aéronavale (BAN) de Lann-Bihoué, en Bretagne.

Cette base sert de point d’ancrage pour les flottilles engagées dans des missions variées, allant de la surveillance des eaux territoriales françaises à la participation à des opérations internationales.

En dehors de la métropole, la flottille 25F est basée à Tahiti et joue un rôle clé en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française. La localisation de ces bases permet aux pilotes de patrouille maritime de couvrir des zones géographiques étendues et d’assurer la souveraineté des eaux territoriales françaises.

Les appareils utilisés et leurs missions

L’aéronavale dispose de trois principaux avions dédiés à la patrouille maritime : le Falcon 50, l’Atlantique 2 et le Falcon 200.

Le Falcon 50 est particulièrement adapté aux missions de surveillance et de reconnaissance maritime à longue portée ainsi qu’aux missions de Search and Rescue (SAR). Son agilité et sa vitesse lui permettent d’intervenir rapidement en cas d’urgence.

L’Atlantique 2, quant à lui, est spécialisé dans la lutte anti-sous-marine et la surveillance maritime. Avec une endurance et une charge utile importantes, il peut emporter une variété de capteurs et de munitions, lui permettant de jouer un rôle polyvalent en mission.

Le Falcon 200, enfin, est souvent utilisé pour des missions de surveillance maritime, de Search and Rescue ainsi que des missions de transport d’autorité.

Chacun de ces appareils a des caractéristiques et des capacités adaptés à leurs missions ainsi qu’à leurs lieux d’opération, permettant à l’aéronavale de remplir une gamme étendue de missions, de la défense des intérêts nationaux à la contribution à des opérations internationales.

Mises à jour:

    • Les Alouettes III ont été retirés du services et remplacées par des dauphin N3
    • La 22S a été dissoute en 2021 
    • Les Lynx ont été retirés du service et remplacés par des dauphin N3
    • La 34F à absorbée l’ESHE (École de spécialisation sur Hélicoptère Embarqué)
    • Les nouveaux hélicoptères H160 arrive progressivement au sein de la Marine Nationale
    • La flottille 32F a été réactivée

Formation EOPAN

La formation des EOPAN est un processus intensif et rigoureux qui s’étend normalement sur une période de 3 à 4 ans bien qu’il y ait régulièrement des retards de formation.

Ce parcours  est conçu pour inculquer aux futurs pilotes non seulement les compétences techniques nécessaires pour maîtriser le pilotage d’aéronefs, mais aussi pour développer des aptitudes de leadership, prise de décision et gestion du stress.

Les EOPAN sont évalués continuellement tout au long de leur formation, à travers des tests théoriques, des simulations et des vols réels, pour s’assurer qu’ils atteignent les standards exigés par la Marine Nationale.

© eopan.fr

Mises à jour:

    • L’ESHE utilise maintenant des dauphin N3 et plus des Alouettes 3
    • L’ESHE n’est plus à la 22s mais la 34F
    • Les durées indiquées sur le document sont à titre indicatif et il y a régulièrement du retard dans la formation des pilotes.
    • Pour les années 2023 et 2024 la Marine Nationale n’enverra pas d’élèves en cursus Full US pour des raisons économiques et logistiques.

L’évolution des pilotes

Affectation en flottille

Après avoir terminé leur formation initiale et avoir été macaronnés, les pilotes sont affectés à une Flottille. Cependant, il est important de noter que leur arrivée en flottille ne signifie pas qu’ils sont immédiatement aptes à effectuer des missions opérationnelles.

En effet, l’affectation initiale suivie d’une période d’intégration et de formation supplémentaire au sein de la flottille, durant laquelle les pilotes acquièrent une maîtrise plus fine des spécificités du matériel et des missions de leur nouvelle affectation.

Montée en compétence progressive

La montée en compétence des pilotes est un processus continu qui s’étend tout au long de leur carrière. Prenons l’exemple d’un pilote de chasse :

Une fois affecté à une flottille de chasse après sa formation initiale et son passage par le Centre de Navalisation Rafale, il commence en tant qu’Équipier à l’Entraînement (EE). À ce stade, il est seulement impliqué dans des missions d’entraînement pour se familiariser avec les spécificités du Rafale et des différentes missions.

Il passe ensuite au statut d’Équipier Opérationnel (EO). À ce niveau, il peut effectuer ses premières missions opérationnelles, mais toujours sous la supervision d’un pilote plus expérimenté.

Après une période plus ou moins longue et en fonction de ses performances, il peut être promu au rang de Sous-Chef de Patrouille (SCP), ce qui lui permet de prendre sous ses ailes un équipier moins expérimenté.

Enfin, avec l’expérience et la démonstration de compétences de leadership, il peut atteindre le statut de chef de patrouille (CP). À ce stade, il est capable de diriger une patrouille complète, qui peut comprendre jusqu’à six avions, dans des missions complexes et exigeantes.

Ce parcours illustre comment chaque étape de la carrière du pilote est conçue pour le préparer à des responsabilités accrues, en renforçant progressivement ses compétences techniques et ses aptitudes au commandement.

 

Entre formation et mission opérationnelles

Le pilote alterne constamment entre des phases de missions opérationnelles et des phases de formation ce qui nécessite une adaptabilité et une capacité à apprendre en continu. 

Par ailleurs, la technologie et les tactiques évoluant rapidement, le pilote doit également participer à des formations régulières pour rester à la pointe de son domaine.

Cela signifie qu’il doit être capable de se remettre en question en permanence, acceptant l’idée que la formation est une composante indissociable de son rôle opérationnel.

Ce cycle d’opérations et de formation est essentiel pour s’assurer que le pilote soit toujours préparé à faire face aux défis complexes et en constante évolution du théâtre opérationnel.

La vie embarquée

La vie embarquée des pilotes est une expérience particulière qui diffère considérablement de leur quotidien à terre. Les embarquements ne concernent que les pilotes d’hélicoptères, de chasse et de Hawkeye, et ils se font sur différents types de bâtiments de la Marine Nationale, allant des frégates au porte-avions.

La cohésion et l’esprit d’équipage sont des compétences essentielles pour une mission  réussie, car vivre et travailler dans un espace restreint nécessite une grande capacité d’adaptation et un sens aigu du travail en équipe.

Les pilotes d’hélicoptères ont tendance à embarquer plus fréquemment, mais pour des durées plus courtes, tandis que les pilotes de chasse peuvent être en mer pour des périodes plus longues.

L’expérience de vie embarquée varie également selon le type de bâtiment : l’embarquement sur une frégate offre une atmosphère plus familiale, tandis que la vie sur un porte-avions, avec son effectif comparable à la population d’une petite ville, est souvent décrite comme étant plus froide.

Les missions opérationnelles

Les missions opérationnelles sont intenses et exigent des pilotes un engagement total. Qu’il s’agisse de missions de surveillance maritime, de soutien aux forces terrestres, de reconnaissance, ou de combat aérien, chaque opération représente l’accomplissement d’années d’entraînement et de préparation rigoureuse.

Pour les pilotes, ces missions ne sont pas seulement des tâches à accomplir; elles sont le reflet de leur compétence et de leur dévouement à leur métier et à leur pays.

Ces opérations nécessitent non seulement une expertise technique de pointe, mais aussi une capacité à prendre des décisions rapides dans des situations complexes et stressantes.

Exemples de missions opérationnels

Opération Corymbe

L’opération CORYMBE est une mission française de longue durée mise en place depuis 1990, qui se déroule dans le golfe de Guinée. Elle assure le déploiement régulier d’une à deux frégates de la Marine Nationale dans cette zone stratégique.

L’opération vise à aider les marines riveraines à assurer la sécurité maritime et la stabilité de la région, notamment en matière de lutte contre la piraterie et d’autres activités illicites en mer.

La présence constante de ces navires permet également de renforcer les liens entre la France et les pays du golfe de Guinée, tout en offrant une plateforme pour des exercices conjoints et des formations.

Cette mission met en lumière l’engagement continu de la France dans la sécurisation de zones maritimes clés et le développement de compétences locales, contribuant ainsi à la sécurité régionale et internationale.

Opération CHAMMAL

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération CHAMMAL représente le volet français de l’opération internationale INHERENT RESOLVE, axée sur la lutte contre l’État islamique en Syrie et en Irak.

Cette mission apporte un soutien militaire aérien et maritime aux Forces de sécurité irakiennes, ainsi qu’un accompagnement du commandement irakien dans sa mission de stabilisation de la région.

L’Armée de l’Air et de l’Espace met en œuvre 10 Rafale, basés sur des installations aériennes situées au Levant et aux Émirats arabes unis.

Le Groupe aéronaval (GAN), articulé autour du porte-avions Charles de Gaulle, a renforcé l’effort militaire à huit reprises entre janvier 2015 et décembre 2022. Ce déploiement naval offre une capacité d’intervention accrue et une flexibilité opérationnelle, permettant de mener des actions complémentaires à celles de l’armée de l’Air et de l’Espace.

L’opération CHAMMAL illustre l’engagement international de la France dans la stabilisation et la sécurisation de zones critiques au Moyen-Orient.

Reconversions

Les pilotes de l’aéronavale sous contrat ont généralement une carrière courte, souvent limitée à une vingtaine d’années. Après cette période, de nombreuses voies de reconversion s’offrent à eux.

Grâce à leur formation ils sont particulièrement bien placés pour poursuivre une carrière dans le secteur de l’aéronautique, que ce soit avec la Sécurité civile, dans l’aviation commerciale ou encore comme pilotes d’essai.

Cependant, certains choisissent de se réorienter dans un secteur totalement différent, tirant profit de compétences comme le leadership, la prise de décision rapide ou la gestion du stress, acquises lors de leur service.

Il est aussi possible pour certains pilotes sous contrat de devenir officiers de carrière en se faisant activer, ce qui leur permet de poursuivre une carrière plus longue au sein de la Marine Nationale en occupant des postes de commandement. Toutefois, ces cas restent rares. 

15 Commentaires

  1. Martin

    Bonjour, je désir me lancer dans la formation EOPAN à la fin de ma Terminale (je suis actuellement en première). J’ai plusieurs questions concernant ce cursus au sein de la Marine Nationale:

    1) A quel moment de la formation est ce que l’élève pilote signe-t-il son contrat avec la Marine ?
    et, si cela ce fait durant (ou avant) les sélections en vol, que faire si nous ne sommes pas sélectionné mais que nous devons tout de même honorer un contrat avec la Marine ? où allons nous ? un retour dans le civil est-il possible ?

    2) A quelles périodes de l’année se font les sélections pour les trois promotions d’élèves officiers pilotes ? combien de temps avant la sélection faut-il candidater auprès d’un CIRFA ?

    Par avance je vous remercie

    Cordialement

    Martin L.

    Réponse
    • Pilote Militaire

      Bonjour,

      Le contrat est signé au tout début de la sélection en vol mais ce contrat a une période d’essai qui couvre la durée de la sélection en vol. Si l’élève pilote est éliminé pendant la sélection, il a alors le choix, soit il quitte l’armée et retourne à la vie civile, soit il se réoriente vers une autre spécialité.

      Les sélections ne se font pas à des dates précises, la date de la commission dépend de l’avancement de la promotion précédente, il y a une commission environ tous les 4 mois. Les présélections sont longues, déposer ton dossier 9 mois avant la date d’intégration voulue est une bonne solution.

      Réponse
  2. Pierre

    Merci beaucoup pour cette page ultra-complète qui recense toutes les informations nécessaires. J’ai rendez-vous en CIRFA mercredi prochain et les informations du site sont d’une grande aide !

    Réponse
  3. kubik

    Bonjour,
    Peut-on passer le TOEIC après l’entretien de motivation afin d’éviter l’oral d’anglais ?

    Réponse
    • Pilote Militaire

      Bonjour,

      Le TOEIC doit être mis dans le dossier donc je ne suis pas sûr qu’il soit possible de le mettre après l’entretien de motivation mais le mieux est de demander à ton conseiller CIRFA.

      Réponse
  4. Louis

    Bonjour, j’ai 18 ans et je voudrais passer les sélections EOPAN pour devenir pilote dans la Marine Nationale. Je me demande si je dois candidater dès maintenant ou attendre quelques années pour me préparer au mieux, pensez vous qu’attendre est une bonne idée ?
    Merci pour votre site qui m’aide beaucoup.

    Réponse
    • Pilote Militaire

      Bonjour,

      C’est à toi seul de prendre cette décision mais étant donné que tu as trois tentatives pour les présélections EOPAN, tu ne risques pas grand chose à essayer tout en ayant un plan de secours si tu échoues. Et si tu réussis du premier coup, tu as tout gagné.

      Réponse
    • Alexis Marie-Nelly

      je voudrais passer les épreuves eopan j ai 39ans j étais mécanique aéronautique je suis opj police et souhaite devenir opj gendarmerie mécanique hélicoptère pour après être Pilote d hélicoptère a la gendarmerie.

      Réponse
      • Pilote Militaire

        Bonjour,

        Il est malheureusement impossible de passer les épreuves EOPAN à 39 ans et le cursus EOPAN n’est pas fait pour devenir pilote d’hélicoptère dans la gendarmerie.

        Réponse
  5. Molène

    Bonjour,
    quand ont lieu les tests de sport lors de la pré-sélection ?
    c’est bien vameval abdos et pompes pour les tests ?

    merci

    Réponse
    • Pilote Militaire

      Bonjour,

      Depuis les confinements il n’y a plus d’épreuves de sport dans les pré-sélections. Les test sportif se font désormais exclusivement pendant la sélection en vol. Ces test prennent la forme d’un vameval, des pompes et un 100m de natation suivi de 10m d’apnée.

      Réponse
  6. Timothé

    Bonjour, comment se passe le choix de la spécialité une fois la sélection terminée?

    Réponse
    • Pilote Militaire

      Bonjour,

      Le nombre de places disponibles dans chaque cursus dépend des besoins de la marine.

      Pendant la sélection en vol, chaque candidat classe les trois filières de celle qu’il préfère à celle qui l’attire le moins et à la fin des sélections en vol les élèves ayant eu les meilleurs résultats se voient attribués leurs premiers choix et ceux qui ont eu les moins bon résultats prennent “ce qui reste”.

      Réponse
  7. Maxime

    bonjour, j’aimerai savoir, si possible, le nombre de candidats aux EOPAN par an en moyenne.

    Réponse
    • Pilote Militaire

      Bonjour,

      Cette donnée n’est pas publique mais on peut estimer le nombre de dossier EOPAN déposés par an à environ 500.

      Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Anglais

SLPA

Culture aéronautique

Entretien psychologique

Commission

Semaine de sélection à Toulon

CEMPN

Tests psychotechniques

SEPIA

Entretien psychologique

Première phase de sélection au CSO

TAMI-C

Anglais

Sport

Visite Médicale

CEMPN

Deuxième phase de sélections à Tours

Palonnier

Mathématiques

Orientation

Lecture de cadrans

Priorisation drones

Culture aéronautique

SECPIL

T3A

Entretiens

Première phase de sélection au CSO

TAMI-C

Anglais

Sport

Visite Médicale

CEMPN

Deuxième phase de sélections à Vincennes

Mathématiques

Orientation

Mémorisation

Culture Aéronautique

Identification

Simulateur

Entretiens

/*** Collapse the mobile menu - WPress Doctor ****/